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Opere
Biografia
L’ARTE DI BERNARDE MOMBOISSE
Parler de moi-même au travers de mon parcours m’est bien plus difficile que de peindre ou même d’écrire de la musique.
Mon parcours est celui d’un autodidacte, en tout et pour tout.
Cancre sur les bancs de l’école, j’y ai très vite adopté la stratégie de la plante verte, l’invisibilité comme posture, à côté de la fenêtre, tout près du radiateur.
Ce n’est que jeune adulte que j’ai commencé à prendre vie, autour du monde, parcouru en auto-stop et en solo, passant dans un peu plus de soixante pays, sur quatre des cinq continents, en cinq années.
Dans ces différents environnements, je me suis structuré et enrichi d’horizons aussi nouveaux que variés, au contact de différentes cultures et personnes.
Une période riche en absorption de connaissances orales et écrites où la philosophie régnait en maître.
De retour, après quelques expériences malheureuses, ce sont les oeuvres de Vassili Kandinsky, par sa peinture mais
aussi ses écrits, qui m’ont aidé à libérer mon imaginaire.
De mon point de vue, il a ouvert une porte où je me suis engouffré.
J’y ai un instant croisé Jackson Pollock dans un univers et une technique familiers et, dans une moindre mesure, Pierre
Soulages ; j’y ai vu une texture et un relief singuliers.
Aujourd’hui, je me suis affranchi de mes références, j’ai délaissé le châssis traditionnel où je me sens un peu à l’étroit
pour aborder la peinture dans les trois dimensions au moyen de structures dont le matériau n’a pour vocation que celle de
soutenir le propos, avec toujours cette prédilection pour le concept, véhiculé par le mot comme sujet d’étude.
Dans une période charnière où les frontières entre différentes approches sebrouillent, la compréhension par une
définition claire de concepts galvaudés estun impératif à la stabilité d’une structurementale saine.
Parlare di me stesso attraverso il mio percorso mi risulta molto più difficile che dipingere o persino comporre musica.
Il mio è un percorso da autodidatta, a tutti gli effetti.
Scolaro svogliato, adottai ben presto la strategia della “pianta ornamentale”: l’invisibilità come atteggiamento, seduto accanto alla finestra, proprio vicino al termosifone.
È statosolo da giovane adulto che ho iniziato aprendere vita, viaggiando per il mondo in autostop e in solitaria: ho attraversato poco più di sessanta paesi, toccando quattro dei cinque continenti nell’arco di cinque anni. In questi
contesti diversi, ho costruito la mia identità e misono arricchito grazie a orizzonti nuovi e variegati, a contatto con culture e persone differenti.
È stato un periodo denso di apprendimento – sia orale che scritto – in cui lafilosofia la faceva da padrona.
Al mio ritorno, dopo alcune esperienze negative, sono state le opere di Vasilij Kandinskij – sia la sua pittura che i suoi scritti – ad aiutarmi a liberare il mioimmaginario.
A mio avviso, egli ha aperto unaporta attraverso la quale mi sono precipitato.
Lì ho incrociato per un istante Jackson Pollock, in un universo e con una tecnica a me familiari, e inmisura minore Pierre Soulages; vi ho scorto unaconsistenza e un rilievo singolari.
Oggi mi sono affrancato dai miei riferimenti: hoabbandonato il telaio tradizionale, che sentivo troppo angusto, per approcciare la pittura in tre
dimensioni attraverso strutture i cui materiali hanno il solo scopo di sostenere il messaggio, mantenendo sempre una predilezione per il
concetto veicolato dalla parola intesa come oggetto di studio.
In una fase di transizione in cui i confini tra idiversi approcci si fanno sfumati, comprendere – attraverso definizioni chiare – concetti ormailogorati dall’uso improprio è fondamentale permantenere una struttura mentale sana ed equilibrata.







